FlandreWallonieBruxellesMis à jour : août 2026

Contrôle de l’installation GPL et GNC

Un véhicule au GPL ou au GNC suit une double obligation de contrôle : le contrôle technique ordinaire et un contrôle spécifique de l’installation au gaz. S’y ajoute un délai de réservoir distinct — tous les 6 ou 10 ans pour le GPL, tous les 4 ou 5 ans pour le GNC. Tu trouveras ci-dessous quand tu dois te présenter, ce qui est contrôlé et ce que cela coûte.

Voiture à double réservoir et installation gaz dans une salle de contrôle technique, prête pour le contrôle GPL ou GNC
Trois moments
Après l’installation ou une modification, à chaque contrôle périodique et après le démontage.
Réservoir GPL
Réépreuve tous les 10 ans (coffre / habitacle sans toit pliant) ou tous les 6 ans (tous les autres).
Réservoir GNC
Contrôle visuel tous les 4 ans ; durée de vie maximale de 20 ans.
Prix
Contrôle complet de l’installation 22,30 € en Flandre et à Bruxelles, 22,50 € en Wallonie.

Quand une installation GPL ou GNC doit-elle être contrôlée ?

Il y a trois moments obligatoires : lors de la mise en service après montage, à chaque contrôle périodique du véhicule, et lorsqu’une installation est démontée ou retirée. En outre, tu dois te représenter après chaque intervention qui constitue une modification — un nouveau réservoir, le remplacement ou le démontage temporaire de conduites ou d’accessoires — et lorsque l’installation est endommagée.

Le délai légal pour cela est de 30 jours après le montage ou la modification. Les véhicules équipés d’usine conformément à la partie II du règlement R67 (GPL) ou R110 (GNC) sont exemptés de ce premier contrôle après montage. Pendant ces 30 jours, une facture et un certificat de montage peuvent être exigés lors d’un contrôle routier.

Base légale : AR du 7 mars 2013 (GPL, article 8) et AR du 7 mars 2013 (GNC, article 13). Le montage, la modification et le retrait ne peuvent être réalisés que par un installateur agréé.

Inclus dans le contrôle technique périodique ordinaire

Le contrôle GPL ou GNC spécifique s’ajoute au contrôle technique ordinaire, au même moment. La fréquence suit donc la période de contrôle de ton véhicule : pour une voiture en Flandre, c’est tous les 2 ans pour les contrôles à partir du 1er septembre 2026. La validité de ton certificat de contrôle court jusqu’à la prochaine date de contrôle périodique — ou jusqu’à la date antérieure du prochain contrôle du réservoir ou des conduites, si celle-ci survient d’abord.

Qu’est-ce qui est contrôlé ?

Le contrôle comporte un volet administratif et un volet technique. Sur le plan administratif, le contrôleur examine l’étiquette à l’arrière, le certificat de montage et la plaque de montage, la marque d’approbation (R115 pour un retrofit GPL, R110 pour le GNC) et, pour un réservoir GPL d’après le 1er mai 2014, le certificat d’homologation.

  • Réservoirs et accessoires : état, fixation, placement et le limiteur de remplissage à 80 %
  • Étanchéité au gaz : contrôle de fuites sur tout le système
  • Le boîtier étanche au gaz et la vanne de remplissage
  • Conduites de pression, vanne d’arrêt essence et vanne d’arrêt GPL/GNC
  • Détendeur ou évaporateur, mélangeur gaz-air et commutateur
  • Jauge, l’installation électrique et un test d’émissions

Le réservoir doit être suffisamment rempli, sinon les contrôles d’étanchéité et de fuites ne peuvent pas être réalisés. Veille donc à ce qu’il y ait suffisamment de GPL ou de GNC dans le réservoir avant de partir.

Le réservoir GPL : réépreuve tous les 6 ou 10 ans

En plus du contrôle du véhicule, le réservoir de carburant GPL a son propre délai. Le réservoir est rééprouvé tous les 10 ans lorsqu’il se trouve dans le coffre ou dans l’habitacle d’une voiture sans toit pliant ; dans tous les autres cas, tous les 6 ans. Les conduites de remplissage flexibles suivent la même répartition : remplacées tous les 10 ou tous les 6 ans.

Lors de la réépreuve, le réservoir subit une épreuve hydraulique de 3 000 kPa (30 bar). Pour les réservoirs avec une pompe intégrée, cette épreuve peut être remplacée par un contrôle d’étanchéité visuel du réservoir vide et non dégazé, plus une mesure d’épaisseur par ultrasons. La date d’épreuve est frappée dans la plaque d’identification ; si la date d’origine est illisible, la date de première mise en circulation s’applique.

La réépreuve du réservoir est réalisée par un installateur ou une institution agréé(e). Ensuite, tu as 30 jours pour te rendre au centre de contrôle avec l’attestation.

Le réservoir GNC : contrôle visuel, pas d’épreuve hydraulique

Pour le GNC, cela se passe autrement. La durée de vie des cylindres est déterminée par le fabricant et s’élève au maximum à 20 ans ; ensuite, le réservoir doit être remplacé avec une attestation de modification. Tous les 48 mois (4 ans), il y a un contrôle visuel par un installateur GNC agréé, et cela aussi à chaque nouvelle installation ou intervention.

Une réépreuve obligatoire n’existe plus pour les installations modernes — sauf si le fabricant la prescrit, ou s’il s’agit d’une installation d’avant le 5 mai 2013 qui ne répond pas au R110 : alors une réépreuve suit tous les 5 ans. Les conduites flexibles haute pression de classe 0 et 1 sont remplacées tous les 8 ans ; pour les voitures, il s’agit généralement de conduites en acier.

Que se passe-t-il si le délai expire ou si l’installation n’est pas conforme ?

Une date de contrôle du réservoir ou des conduites expirée signifie que ton certificat de contrôle était valable jusqu’à cette date antérieure — et est donc expiré. Rouler avec un certificat de contrôle expiré est une infraction au code de la route.

Si l’installation n’est pas conforme, un certificat de contrôle rouge avec interdiction de circuler suit pour le GPL. Pour le GNC, tu reçois un certificat avec la mention « véhicule non conforme à la réglementation GNC » : le véhicule ne peut alors plus circuler que de la station à ton domicile ou à l’installateur agréé, et retour. Une installation endommagée ne peut circuler que vers l’installateur agréé pour réparation, puis vers le centre de contrôle.

Le montant exact de l’amende pour un autocollant GPL manquant ou expiré n’a pas pu être confirmé dans une source officielle. Rouler sans certificat de contrôle valable reste toutefois une infraction en soi.

Le GPL est plus lourd que l’air, le GNC plus léger — et cela compte

Cette différence physique explique presque tout ce qui concerne les parkings. Le GPL est plus lourd que l’air et descend vers le sol ; le GNC est plus léger que l’air et monte. C’est pourquoi il existe pour le GPL une réglementation fédérale spécifique et pas pour le GNC.

Un parking fermé peut autoriser les véhicules GPL lorsqu’il répond aux exigences techniques de l’AR du 17 mai 2007 — détection de gaz à 150 mm au-dessus du sol, une installation d’alarme, une ventilation mécanique et une alimentation de secours — et que le véhicule porte la vignette de contrôle GPL. Si le bâtiment n’y répond pas, un panneau d’interdiction s’applique. En pratique, de nombreux exploitants interdisent tout de même le GPL, parce que les détecteurs au point le plus bas sont coûteux à doubler.

Pour le GNC, il n’existe pas d’interdiction fédérale de stationner et l’interdiction flamande a déjà été supprimée en 2002. Certains exploitants placent tout de même un panneau avec « GNC », mais cela est juridiquement contesté. Concernant les tunnels, nous n’avons trouvé aucune limitation légale pour les véhicules GPL ou GNC — les règles sur les tunnels à risque portent sur le transport de marchandises dangereuses, pas sur le GPL comme carburant du véhicule.

L’affirmation sur les tunnels n’est pas confirmée dans une source primaire. En cas de doute, consulte l’exploitant ou la zone de secours du tunnel.

Quelles installations sont autorisées ?

Le montage, la modification, la réparation et le retrait ne peuvent être réalisés que par un installateur GPL ou GNC agréé avec un numéro d’agrément belge. La liste des installateurs agréés est publiée par le SPF Mobilité. Un montage par un installateur non agréé entraîne un refus.

  • GPL : homologation selon le règlement ONU/CEE 67 (série 01) ; les systèmes retrofit peuvent aussi porter le R115
  • GNC : homologation selon le règlement ONU/CEE 110
  • Importation en provenance de l’EEE : un installateur étranger est accepté pour autant que le certificat d’immatriculation étranger mentionne GPL ou GNC, ou qu’il y ait une preuve de conformité R67/R110
  • L’installateur agréé est légalement obligé de t’informer que tu dois passer au contrôle dans les 30 jours

Combien coûte un contrôle GPL ou GNC ?

PrestationFlandreBruxellesWallonie
Contrôle complet de l’installation22,30 €22,30 €22,50 €
Contre-visite16,40 €16,40 €16,50 €
Contrôle simplifié7,40 €pas dans la liste bruxelloise7,50 €

Barèmes 2026, TVA comprise (GOCA FM860, postes 17° et 18°). Total pour un contrôle périodique d’une voiture GPL en Flandre ou à Bruxelles : 75,10 € = contrôle de base 40,90 € + contrôle de l’installation 22,30 € + contrôle environnemental 5,20 € + vignette GPL 6,70 €.

La nuance wallonne

En Wallonie, le contrôle complet de l’installation coûte 22,50 €, mais la liste tarifaire de l’AIBV exclut ce poste lors d’un contrôle périodique d’une voiture : l’installation y est déjà incluse dans le tarif tout compris de 59,60 €, donc aucun supplément ne s’y ajoute. À noter : la liste d’Autosécurité omet cette clause d’exclusion. Traite donc le total wallon comme dérivé, pas comme un montant cité — et renseigne-toi auprès de ton centre.

Documents que tu emportes

  • Certificat d’immatriculation et certificat de conformité ou COC
  • Le dernier certificat de contrôle délivré
  • Le certificat de montage et la plaque de montage
  • La marque d’approbation de l’installation (R115 pour un retrofit GPL, R110 pour le GNC)
  • Le certificat d’homologation du réservoir (GPL à partir du 1er mai 2014)
  • En cas de modification ou de retrait : l’attestation correspondante
  • En dehors de la Flandre : ta preuve d’assurance — et veille à ce que le réservoir soit suffisamment rempli

Tu veux déléguer tout le trajet de contrôle ? Cela passe par faire contrôler ta voiture. Tu trouves un centre dans l’aperçu des centres de contrôle.

Le contrôle technique est une compétence régionale. Les règles peuvent différer entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. La région où le centre de contrôle est établi détermine les règles applicables.

Questions fréquentes

Quand mon installation GPL ou GNC doit-elle être contrôlée ?

À trois moments : lors de la mise en service après montage, à chaque contrôle périodique du véhicule, et après le démontage. Tu dois aussi te représenter après chaque modification ou endommagement, dans les 30 jours. Les installations approuvées d’usine selon R67 ou R110 sont exemptées du premier contrôle après montage.

À quelle fréquence un réservoir GPL doit-il être rééprouvé ?

Tous les 10 ans lorsque le réservoir se trouve dans le coffre ou l’habitacle d’une voiture sans toit pliant, et tous les 6 ans dans tous les autres cas. Les conduites de remplissage flexibles suivent les mêmes délais. La réépreuve elle-même est réalisée par un installateur agréé ; ensuite, tu as 30 jours pour le centre de contrôle.

À quelle fréquence un réservoir GNC doit-il être contrôlé ?

Tous les 4 ans, un contrôle visuel par un installateur GNC agréé. Une réépreuve hydraulique n’est nécessaire que si le fabricant la prescrit, ou pour une installation d’avant le 5 mai 2013 sans R110 — alors tous les 5 ans. La durée de vie d’un cylindre GNC est au maximum de 20 ans.

Que se passe-t-il si ma réépreuve de réservoir est expirée ?

Ton certificat de contrôle est valable jusqu’à cette date antérieure du réservoir ou des conduites, donc tu roules en fait avec un certificat expiré — une infraction. Pour une installation GPL non conforme, un certificat de contrôle rouge suit ; pour le GNC, tu ne peux plus rouler que vers ton domicile ou l’installateur agréé.

Combien coûte un contrôle GPL ?

22,30 € pour un contrôle complet de l’installation en Flandre et à Bruxelles, 22,50 € en Wallonie. Une contre-visite coûte 16,40 € et un contrôle simplifié 7,40 €. Un contrôle périodique complet d’une voiture GPL s’élève en Flandre et à Bruxelles à 75,10 € au total.

Puis-je entrer avec une voiture GPL ou GNC dans un parking souterrain ?

Pour le GPL, cela dépend du bâtiment : il doit répondre aux exigences techniques de l’AR du 17 mai 2007 (détection de gaz, alarme, ventilation) et ton véhicule doit porter la vignette GPL. Si le bâtiment n’y répond pas, un panneau d’interdiction s’applique. Pour le GNC, il n’existe pas d’interdiction fédérale de stationner, même si certains exploitants placent tout de même un panneau. Suis toujours la signalisation du bâtiment.

Le GPL est-il la même chose que le GNC ?

Non. Le GPL est du gaz de pétrole liquéfié, plus lourd que l’air, et relève du règlement R67 avec sa propre réépreuve de réservoir. Le GNC est du gaz naturel comprimé, plus léger que l’air, et relève du R110 avec un contrôle visuel au lieu d’une épreuve hydraulique. Le GNL est encore autre chose : du gaz naturel liquéfié à basse température, et il est régi avec le GNC par le R110.

Qui peut installer mon installation GPL ou GNC ?

Uniquement un installateur agréé avec un numéro d’agrément belge. La liste est publiée par le SPF Mobilité. Un montage par un installateur non agréé entraîne un refus, et en cas d’importation en provenance de l’EEE, un installateur étranger n’est accepté qu’avec la preuve adéquate.

Contrôle sans souci

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